Jaguar et Land Rover, mis en vitrine par leur maison mère Ford, attirent les repreneurs potentiels comme des mouches. C'est maintenant au tour du fonds d'investissement Terra Firma d'exprimer son intérêt pour la reprise des deux marques de luxe du constructeur américain Ford. Parmi les prédateurs potentiels, un seul semble vraiment sûr : Tata Motors.
Ford se sépare de ses deux marques de luxe - et envisage de faire de même avec Volvo - pour redynamiser sa propre marque et ses opérations aux Etats-Unis, où le n° 2 des voitures US perd de l'argent. Terra Firma, le fonds de private equity aux mains de l'homme d'affaire Guy Hands figure sur la liste des candidats potentiels au rachat de Jaguar et Land Rover. Guy Hands a demandé en fin de semaine passée des documents d'information sur Ford Motor, et pourrait faire une offre pour acquérir les deux marques britanniques du constructeur américain, selon des personnes proches du dossier. Terra Firma qui a récemment racheté le groupe de musique EMI n'a pas confirmé ces informations. Ford et ses conseillers n'ont rien dévoilé non plus sur cette vente dont les négociations restent assez confidentielles.
Terra Firma n'est pas le seul fonds de capital investissement en lice. Bob Dover, ex-patron de Jaguar et Land Rover, s'intéresse à ses anciens territoires. Selon le Financial Times, il conseillerait le groupe texan de private equity TPG Capital pour son offre potentielle sur les marques de luxe de Ford. Deux autres ex-huiles de Ford sont entrées dans l'arène : Jacques Nasser (président de Ford jusqu'en 2001) et Nick Scheele (président de Ford de 2001 à 2005), qui conseillent respectivement One Equity Partners (filiale de JP Morgan Chase) et Ripplewood. Parmi autres les noms déjà cités depuis un bon moment : le pro du private equity Cerberus, mais aussi les constructeurs indiens Tata Motors ainsi que l'investisseur américain Apollo.
Le constructeur Mahindra & Mahindra comptait jusqu'il y a peu aussi parmi les acquéreurs potentiels pour Jaguar et Land Rover. Il vient de baisser les bras. Selon les analystes, les futures ex-filiales de Ford resteront dépendantes de leur ancienne maison mère après le rachat, ce qui n'est pas pour plaire au constructeur indien. Le constructeur a aussi été découragé par les normes CO2 bientôt imposées par l'Europe, qui auront un impact énorme sur les voitures de luxe.
Tata Motors, la meilleure solution ?
Parmi ces prédateurs, un seul semble vraiment sûr : Tata Motors, peut-être en collaboration avec Fiat. Si l'information n'a pas été confirmée, Fiat et Tata n'en sont plus à faire connaissance. Les deux constructeurs ont noué plusieurs joint-ventures, notamment une alliance destinée à se partager des usines de production en Inde. Plus encore, les deux constructeurs ont travaillé, cette année, sur une éventuelle OPA commune visant le fabricant américain de camions Paccar. Tata Motor se serait associé à des fonds d'investissement comme Ripplewood et Texas Pacific Group pour racheter auprès de l'américain Ford les marques Jaguar et Land Rover, selon l'agence Reuters qui cite des sources proches des discussions.
Tata Motors, le troisième constructeur automobile le plus important d'Inde est en bonne santé financière, il a en poche les 3 milliards de dollars requis pour acheter les deux marques britanniques. Le seul frein à cette candidature, selon le Financial Times, pourrait être la divergence de stratégie entre le dévelo...
Ceci est un extrait. Lire la suite de l'article